Cerca de la Playa

La Selva

Je vous parle ici d’un lieu magique, avec une végétation verdoyante a 360 degrés, et lorsque l’on habite le désert, et oui, Lima est en zone désertique, la magie opère.

J’ai réalisé à ce jour, deux voyages en forêt amazonienne.  Une fois en formule touristique 4 étoiles et l’autre pour le travail, où les étoiles se comptaient dans le ciel. Le premier m’a offert une pleine immersion dans la jungle avec ses sons, son humidité sa flore, sa faune…et le deuxième m’a surtout permis de rencontrer des communautés indigènes, et de comprendre un peu plus leur mode de vie.

 

Le cri des singes hurleurs, l’immobilisme des caïmans et le bleu métallique des papillons morphos sont fascinants. On respire le vert dans la jungle et cela fait grand bien. Loin de la pollution, du bruit urbain, de l’agressivité des citadins…c’est une réelle échappatoire, un exutoire. 

La diversité de la faune inclue aussi des loutres, des perroquets, des capybaras (gros rongeurs), des scorpions, des toucans, des piranhas, des paresseux… il y en a de toutes les formes et de toutes les couleurs.

La forêt amazonienne est aussi le paradis du moustique….l’espèce vivante dont je me passerai bien. Le moustique amazonien est vecteur d’une longue liste de maladies, Fièvre jaune, Dengue, Chikungunya, Zika, Malaria, …etc. Autant dire que j’ai « mangé » du DEET matin et soir malgré mon aversion pour ce produit toxique.

Dans la jungle les natifs ne possèdent pas grand-chose, mais sont toujours prêt à partager avec toi les quelques fruits récoltés, ou encore leur boisson favorite le masato. Cette dernière est faite à base de manioc (yuca) qui avant de passé au processus de fermentation était traditionnellement mâché. Je dis traditionnellement car il semblerait qu’il soit maintenant broyé et non mâché, bon, j’ai préféré ne pas vérifier… car du masato j’en ai bu dans chaque village visité et parfois  à plusieurs reprises,  l’odeur de la boisson devançant notre entrée dans la demeure familiale.

 

Et que dire des 6 heures de pirogue pour rejoindre le village principal. Plutôt enchanteur une fois que l’on s’installe du mieux possible dans le fond de l’embarcation étroite, toute de bois.

Coté culinaire... cela dépend de notre ouverture d’esprit. Ceci dit on peut manger très bien. Je pense entre autre au paiche grillé, un des plus grands poissons d’eau douce, au Juane, composé de riz, de poulet, d’œuf et d’olives le tout cuit dans une feuille de bananier, ou le « caracol » un escargot de la taille d’une main, et pour les plus audacieux il y a les suris, une grosse larve que l’on peut déguster cuite en brochette ou vivante qui se tortille au bout de tes doigts, je me suis gardé une petite gêne, n’étant pas en mode survie.

Autant dire, que l’on parle bien d’exotisme, pas celui des plages de cocotiers, mais celui de culture, de paysages, de sons et de couleurs et de traditions qui te font oublier complètement ton quotidien, ne serait-ce que le temps de quelques jours.


Publié à 01:32, le 9/12/2016, Pérou
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Commentaire sans titre

00:05, 10/12/2016 .. Publié par Une personne anonyme
Malgré ton plaisir avec les moustiques, j'espère que tu réalises que tu vois et vie des choses que peu d'occidentaux vivent.

Bravo Fred pour cet article inspirant!

François

Commentaire sans titre

14:20, 13/12/2016 .. Publié par Blasi et Nicole
Je pense que dans une vie antérieure, tu as dû être aventurier ou explorateur............... ou écrivain.

C'est très agréable de te lire et cela donne envie de voyager!

Bon Noël sous le soleil

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