Cerca de la Playa

La Costa

Au moment où j’écris ces lignes une grande partie du pays est en état d’urgence, suite à des pluies diluviennes ayant créés des « huaicos », glissements de terrains et débordement de rivières, balayant tout sur leur passage.  Et le lieu de ce drame est principalement la Costa.

Le Pérou est bordé par l’océan Pacifique avec ses quelques 2400 km de côtes.  La Costa est en faite un vaste territoire désertique, de sable et de roche, qui représente 10 % de la superficie du pays mais habitée par plus de 60% de la population péruvienne, dont la moitié se retrouve à Lima.

Mais revenons brièvement sur le drame actuel, que vivent essentiellement de nombreuses communautés pauvres du pays. Il serait trop facile de faire porter le chapeau uniquement aux intempéries, car il ne faut pas être bien perspicace pour constater que si ces maisons se font inonder ou même emporter par les débordements et coulées de boues, c’est tout simplement qu’elles ont été construites au mauvais endroit et de façon bien précaire.  Et cela, ce n’est pas tant la faute aux « Cambios Climaticos » et « El Niño Costero » mais plus le fruit de l’ignorance, de la corruption, du désespoir, et de l’indifférence.

Retour sur la visite de la Costa, avec un volet historique et culturel. On retrouve là, la plus ancienne cité du Nouveau Monde, dont les vestiges ont près de 5000 ans. Je pense bien sûr à Caral mais aussi à d’autres plus petites cités comme Bandurria, belles démonstrations de l’architecture précolombienne. Plus récents dans l’histoire du pays, on retrouve des sites des civilisations Chavin, Chimu, Moche ainsi que certains sites de l’empire Inca.  N’oublions pas Nazca avec les fameuses lignes du même nom, inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco.

La Costa, c’est aussi une eau très poissonneuse, le garde-manger des pélicans, phoques, dauphins et autres mammifères aquatiques.  C’est une des grandes richesses du pays, après les ressources naturelles de type minier, et aussi la source d’ingrédient de délicieux plats comme le Ceviche ou le Tiradito, tous deux à base de crustacés ou poissons crus.

 

On produit de quoi manger mais aussi de quoi boire. Si la vinification mérite encore de faire de sérieux progrès, le Pisco (eau-de-vie), boisson nationale, est fort populaire et particulièrement intéressant en Chilcano ou Pisco Sour. La capitale du Pisco se trouve a Ica, non loin de Nazca.

Quant aux plages, il n’en manque pas, que ce soit celles au Sud de Lima le temps d’une journée ou d’un weekend ou celle au nord pour aller se faire dorer quelques jours là où l’eau est la plus chaude. En effet, le courant de Humboldt balaye la côte avec son eau froide pour terminer son parcours à la hauteur de Lima. La côte est aussi un paradis pour les surfeurs. Le Pacifique livre jour après jour de belles vagues qui viennent rouler et s’éclater au grand bonheur des adeptes de la « tabla » comme ils l’appellent ici.

Voilà qui clôture ma présentation de ce deuxième volet géographique du pays, un univers en bonne partie désertique auquel s’offrent de magnifiques couchers de soleil sur le Pacifique, paisible et infini.

  


Publié à 19:26, le 6/04/2017, Lima
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Commentaire sans titre

13:58, 10/04/2017 .. Publié par Nicole Blaser
Tu as vraiment le don de raconter et faire des photos. Tu aurais dû être reporter-photographe!

Bonne fin de parcours dans ce beau pays, le Mont-Royal t'attend de pied ferme!!



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