Cerca de la Playa

La Sierra

Aussi appelée région andine, la Sierra représente un peu plus du quart du territoire péruvien séparant la région côtière, la Costa, de la jungle amazonienne, la Selva.

La Sierra est le siège des plus hauts sommets du Pérou flirtant avec les 6000 voir 7000 mètres, de quoi vous étourdir pour ne pas dire vous rendre malade si l’altitude n’est pas votre point fort. En fait, dès 3000 m, grand nombre de personnes commencent à ressentir le mal de l’altitude, le Soroche, qui se manifeste par des maux de têtes, des malaises, jusqu’à se retrouver la tête dans la cuvette. Je parle en connaissance de cause…. La cordillère des Andes, la cordillère blanche, Huraz, le Mont Huascaran et autres destinations andines offrent de magnifiques sentiers et panoramas aux férus du trekking.

Arequipa, 2e ville en importance au pays, perchée à plus de 2300 m, lieu de naissance de l’écrivain Mario Vargas Llosa, une cité où chaque édifice rappelle un tremblement de terre, et pour la plupart fort tragique. Malgré ces épisodes douloureux, le cœur de la ville reste jonché de magnifiques bâtisses dont celles bordant la Plaza de Armas, mais aussi le superbe couvent de Santa Calina avec ses couleurs éclatantes de bleus et de rouges, et qui serait le plus grand du genre au monde, pouvant héberger jusqu’à 450 religieuses.

 

Deux semaines avant mon arrivée, le canyon de Colca vivait un tremblement de terre de magnitude 5,2, engendrant la destruction de plusieurs habitations et aussi plusieurs décès dont un touriste américain. Il va sans dire que j’étais un peu nerveux, et gardait un œil ouvert et une oreille alerte durant la nuit, les chaussures et le sac prêts de la porte. Autre détail non négligeable, pour se rendre au canyon depuis Arequipa, il faut prendre une route qui passe par un sommet affichant 4900m, à quel moment on te propose de te dégourdir les jambes et prendre des photos, une invitation à laquelle je décidais de répondre mais pour vite me rendre compte que mon corps n’appréciait pas du tout ces mouvements enthousiastes et le mal de crâne m’envahit en peu de temps. Qu’est ce que l’on ne ferait pas pour aller observer les condors planer au-dessus de sa tête, qui même endolorie ne te prive pas d’apprécier ce beau spectacle. 

 

Autre aventure à 3400 m celle-ci, je fais allusion à Cusco. Encore là, il va sans dire que l’on ne se met pas à courir une fois descendu de l’avion. Tout comme Arequipa, cette ville regorge de plusieurs magnifiques pièces d’architectures chargées d’histoires et en sa périphérie de beaux vestiges de l’époque Incas.  Car nous y sommes, sur les traces des Incas, qui régnaient il y a 500 ans, sur la majeure partie du sol péruvien, et bien au-delà, avant l’arrivée des conquistadors espagnols et des maladies qui les décimèrent.

Cette remontée du temps nous amène dans la vallée sacrée, avec des arrêts à Sacsayhuaman, Pisac,  Urubamba, Moray, Ollantaytambo pour ce terminer au site du  Machu Picchu….le point culminant de ce voyage. Je dois avouer que c’est lui qui m’a attiré en premier dans ce pays de l’hémisphère sud. Oxfam offrait des postes dans plusieurs autres pays, mais je caressais depuis longtemps le désir de voir de mes propres yeux, cette merveille mariant génie humain à un environnement somptueux. Je n’ais pas été déçu, et vu du WaynaPicchu, affichant en son sommet 2668 m, encore mieux, la magie opère instantanément.

Prochaine étape, Puno et le Lac Titicaca, le lac navigable le plus haut du Monde. Il est vaste, bordé d’un bord par le Pérou et de l’autre par la Bolivie, et parsemé de nombreuses iles dont certaines culminent à plus de 4000 m, alors que d’autres sont flottantes élaborées de roseaux, et peuplées par les Uros.  En réalité le peuple Uros n’existe plus vraiment, ce sont plutôt les Aymaras qui habitent ces iles, dont la durée de vie est d’une trentaine d’année, la moitié de celle de ses résidents. L’aventure est devenue un peu trop commerciale à mon gout, on y mélange sans vergogne authenticité et mercantilisme, avec le flux continu des bateaux de touristes et les jeunes filles locales qui vous chantent des airs venus des quatre coins du monde. L’ile de Taquile, quand à elle me fait penser à un paysage de méditerranée. On y mange de la truite locale, mais dont ses ancêtres viendraient du Canada, et découvre toute sorte de danses et de rituels colorés.

N’oublions pas de souligner que la Sierra est aussi le berceau de la patate, en effet, on y cultiverait plus de 3000 variétés de pomme de terre, un musée de la « papa » dédié à ce tubercule répertorie d’ailleurs les quelques 5000 variétés existantes au Monde. On cultive aussi le Quinoa, le Kiwicha, le maïs violet, et autres espèces végétales endémiques. C’est aussi là que l’on exploite des mines gigantesques, souvent matière à controverse pour ne pas dire conflits avec les communautés locales.

 

Voilà pour ce survol de la cordillère andine péruvienne, qui vient clore le troisième volet des grandes régions du Pérou.


Publié à 05:12, le 29/05/2017, Pérou
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Commentaire sans titre

13:35, 30/05/2017 .. Publié par Nicole Blaser
Encore une fois, je pense que tu as raté ta vocation de reporter-photographe au National Geografic!!

Au plaisir de te revoir dans les prochaines semaines.

Nicole

Question

19:30, 31/05/2017 .. Publié par Marie-France L'Amoureux
Comme c'est particulier cet endroit!

Je me pose la question à savoir pourquoi les Incas habitaient dans ces hautes régions montagneuses? La raison principale?

Aussi, est-ce que les habitants locaux rencontrés sont en lien de connaissance avec leur propre histoire ou pas? Va-t-on à l'école? Jusqu'à quelle année?

Enfin, questions de voyage.

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